19 août 2009
Voilà, c’est (déjà) fini…
Après un dernier bus de nuit (le 12ème !!) certainement le moins confortable qu’on ait jamais pris, nous voilà de retour sur Quito pour prendre notre avion demain. Que ça fait drôle, on est un peu déconnectés… C’est donc le moment de regarder un peu en arrière et de faire un bref récapitulatif de ces 7 mois qui resteront gravés dans nos mémoires.
1 nouvelle langue apprise,
10 pays decouverts,
45 495 kms parcourus en avion,
6 500 kms parcourus en van en Nouvelle Zélande,
360 h de bus en Amérique du Sud,
beaucoup, beaucoup d’heures de marche et grimpette (mais inchiffrable…)
beaucoup d’heures aussi passées sur l’ordinateur pour vous présenter ce blog,
plus de 90 lits testés,
beaucoup de belles rencontres,
et enfin, tellement de paysages différents admirés comme en témoignent nos différentes bannières…
Il est désormais temps de rentrer, bien qu’on aurait bien prolongé encore le périple. Nous savons déjà quels sont les endroits où l’on veut retourner pour de prochains voyages, même si l’on sait qu’ils seront de plus courte durée !
Départ avec un petit pincement au cœur donc… Mais tellement contents de vous retrouver aussi !!!
A dans 2 jours pour certains, à dans quelques semaines pour d’autres !
un retour en image
15 août 2009
Un joli ballet de baleines
Ces dernières semaines étaient sensées être sous le signe de la détente, farniente sous le Soleil, c’est raté… La météo a en effet continué sur sa lancée après le Cotopaxi : ciel blanc-gris, nuages bas et parfois pluie…
Nous avons fait la connaissance des chauffeurs de bus équatoriens : verdict, pas mieux que les péruviens ou boliviens. Faute de place, assis dans la cabine du chauffeur, nous étions aux 1ères loges pour admirer, impuissants, le spectacle : pied au plancher je klaxonne, je double coûte que coûte parce que à 3 sur une double voie ça passe, je me rabats quand même si c’est un gros camion en face car faut pas pousser, je mange une glace d’une main et téléphone de l’autre et c’est mon ventre qui conduit, je dépose ou plutôt jette des gens en route…Ce charmant monsieur nous a finalement amené à bon port alors que dire ?? Leur devise n’est pourtant pas très rassurante « Dieu est le pilote, je suis seulement le copilote ».
Arrivés à Banos, la grisaille nous empêchait de voir le principal attrait de cette ville : le volcan la surplombant. Finalement, le ciel bleu s’est montré quelques heures et nous avons enfin pu découvrir ce fameux volcan au milieu de vallées verdoyantes : les habitants ne l’avaient pas vu depuis 1 mois à cause du mauvais temps !
Nous nous sommes donc rapidement dirigés vers la côte pensant y trouver chaleur et soleil : et bien non, toujours pas ! Têtus, comme si ne rien n’était, nous nous sommes quand même un peu posés sur la plage et Manu s’est essayé au surf avec Vincent, un belge que nous recroisons régulièrement depuis le Chili.
Nous nous sommes nourris (et ça continue) quasi exclusivement de poisson et crustacés frais et cru, sous forme de ceviche (marinés dans le jus de citron, miam miam) et de bons cocktails. L’ambiance était plutôt festive car il s’agissait d’un WE férié donc il y avait pas mal de locaux bien enclins à se défouler ! Un bon bordel toutes les nuits et pas une place dans les hôtels : nous avons donc passé notre 1ère nuit dans un hôtel mais sous une mini tente 1 place, dans laquelle nous avons réussi à dormir tous les 2 avec nos gros sacs !
Nous sommes ensuite remontés un peu plus au Nord à Puerto Lopez, lieu de prédilection pour aller sur l’Isla de la Plata (surnommée « les Galapagos du pauvre») observer oiseaux et surtout baleines à bosses en pleine période de reproduction. Tout ça sous un ciel toujours gris…
Heureusement pour nous, les baleines en rut n’ont que faire du mauvais temps. Nous avons eu le droit à un véritable ballet de la part de ces mâles imposants pour séduire leurs femelles : sauts libérant de grosses gerbes d’eau et nous permettant d’admirer leur corps énorme, sorties de queue, dos ou nageoire latérale. Un spectacle magnifique et inoubliable !!
La ballade sur l’île nous a permis de voir pas mal d’oiseaux mais surtout un étonnant spécimen aux pattes bleues.
Cette promenade a aussi coûté un œil à Manu qui s’est pris une vilaine branche dans les yeux… Nécessité donc de nous rendre dans la grande ville la plus proche (3h de bus) pour voir un ophtalmo : diagnostic, une belle rayure sur la cornée dont le seul traitement est le repos yeux fermés à l’abri de la lumière…C’est dommage, il fait enfin plein soleil ici…Après 1 jour de repos total et un nouveau contrôle ophtalmo, tout est rentré dans l’ordre. 4h de bus plus tard, nous voilà de nouveau au bord de la mer et la météo semble cette fois-ci adaptée à l’activité tant attendue : la farniente!
Moins d’une semaine avant notre retour en France…On a hâte de vous revoir, merci à nos fidèles lecteurs et leurs commentaires !
Photos ajoutées dans l’album « Ecuador »
06 août 2009
Dernier stop : Ecuador !
Ca y est nous y voilà : après 6 mois et quelques de vadrouille, nous atteignons
le dernier pays de notre périple, l’Equateur ! Nous avons survolé la
majestueuse cordillère blanche du Pérou et avons aperçu le sommet gravi qq
jours auparavant, puis avons découvert les magnifiques volcans Cotopaxi et
Chimborazo (ce qui nous a donné des envies on ne vous le cache pas !), avant
d’atterrir à Quito.
1eres impressions à notre arrivée, LE CALME de cette ville. Quito est vaste,
mais les voitures dociles, klaxonnant raisonnablement, s’arrêtant pour nous
laisser traverser; les télés sont allumées mais à des volumes normaux. Il n y a
pas cette effervescence du Pérou ou de la Bolivie. La visite du Vieux et
très beau Quito nous a un peu fait penser à ce que nous imaginons des villes
d’Amérique centrale. Changement de décor donc même si ce n est pas radical. La
cuisine elle aussi est un peu différente même si l’on retrouve l’éternel poulet
frites à tous les coins de rue... Nous nous sommes régalés avec l’encebollado,
une sorte de bouillabaisse version équateur, et tellement pas cher.
Ascension du Cotopaxi (5 897 m) : c’est la tempête !
Après 2 jours sur Quito, ce que nous avions vu de l’avion
nous a rappelé à l’ordre : objectif, ascension du plus haut volcan actif du
monde, 5 897m, le Cotopaxi ! Direction le parc national aux portes
duquel nous avons trouvé une sympathique hacienda pour nous relaxer et profiter
du jacuzzi a disposition avant la grimpette.
Le lendemain, 4x4 pour arriver au pied du volcan et grimper jusqu au refuge
situe à 4 800m. 200m de dénivelé le 1er jour, facile me direz vous, mais les
forces naturelles étaient contre nous ! Du vent à faire pâlir la Patagonie
faisant voler le sable et nous faisant faire de joyeuses embardées. Ah oui, et
un peu de pluie aussi...Mais la météo change rapidement en montagne, donc nous
restons optimistes...Il nous faudra bien une dizaine de thés pour nous
réchauffer.
En fin d’après midi notre voeu est exaucé : parfait ciel bleu nous laissant
enfin le sommet à découvert, mais toujours beaucoup de vent. On a encore le
droit a un beau coucher de soleil, on ne s’en lasse pas.
Après un très bon repas confectionne par notre guide surnomme "petit
loup", digne d’un bon resto et tellement mieux que l’habituel
spaghetti/tomates ou riz/poulet sur-cuit, nous allons nous coucher tôt. Les
multiples réveils nocturnes pour pause pipi nous font découvrir une météo qui
s’empire : tout est de nouveau couvert, il pleut et le vent s’annonce
terrible...
Etant là, on décide de tenter le coup ainsi que quelques autres courageux du
refuge. On se couvre comme il faut, seuls les yeux et le nez dépassent.
Nous croisons plusieurs groupes faisant demi tour. Au bout d’une heure de marche dans cette désagréable arène volcanique, vent de face nous déséquilibrant, neige, vêtements complètement gelés, ma motivation et mon envie de poursuivre ne sont plus au rendez vous… Manu est encore bien en forme et aimerait bien poursuivre au moins jusqu’au glacier mais le guide nous dit que ça risque d’être pire là haut. Nous décidons donc de faire demi tour, la météo a eu raison de nous. Personne ne pourra monter au sommet cette nuit là… La seule photo souvenir sera cette fois ci prise au refuge, nous et nos affaires tous momifiés…
De retour dans notre hacienda, nous profitons d’une dernière baignade dans le jacuzzi avant de partir demain matin pour Banos, ville au climat agréable située au pied d’un volcan fumant, puis rejoindre la plage par la suite. Fini les sommets et le froid, vive les vacances -:) !!!
Photos ajoutées au nouvel album "Ecuador".
01 août 2009
Ascension du Tocllaraju (6 034m) : que duro !!!!
Nous avons passé quasiment 2 semaines dans la Cordillera Blanca près de Huaraz dans le nord du Pérou. Nous avons fait des randos, un trek de 3j et l’ascension du Tocllaraju en 4j.
Nous sommes partis en trek 3j avec nos amis anglais, sans
guide ni porteur (on s’est trompé de chemin le 2éme jour, ce qui nous a fait
marcher 4h de plus…).
Le trek était très sympa, 2 belles vallées, un col à 5 100 m à franchir, des glaciers, des lacs et des pics enneigés à profusion. Nous avons assisté à 2 grosses avalanches, le bruit était hyper impressionnant.
On a dormi assez haut (4 100 et 4 700 m), la tente et les affaires étaient complètement gelées le matin. Heureusement on a eu beau temps et tout sèche très vite une fois le soleil levé.
Une journée de repos et nous étions d’attaque pour tenter l’ascension en 4j du Tocllaraju qui culmine à 6 034 m. Cette montagne est réputée technique sur la fin et on a pas été déçu !
Le 2ème jour a été un plus dur, il a fallu crapaüter dans les moraines avec les sacs bien lourds pour atteindre le campo alto à 5 100 m. On a monté les tentes sur le glacier, une grande première pour nous !
Le panorama du campo alto était magnifique avec un beau coucher de soleil.
On a mangé très tôt car la température descend bien vite là haut.
3ème jour : le plus dur…Levés à 0h30, il
faut s’habiller et s’équiper pour le sommet. C’est jamais le moment le plus
sympa…
Le début de l’ascension n’est pas trop raide mais la neige fraîche et le vent froid ne facilitent pas les choses. Il y a quelques murs assez longs de 50° à franchir et quelques crevasses à enjamber (pas large mais très profondes, plus de 50 m).
Comme au Misti, on aperçoit l’ombre géante de la montagne dans le ciel et la vallée.
Il faut aider le guide à poser les stations intermédiaires, on s’est retrouvé seuls tout les deux sur une partie très raide avec la corde coincée dans la glace…on faisait pas trop les malins !
La vue panoramique à 360 ° sur plus de 80 pics enneigés entre 5 000 et 6 700 m est très impressionnante ! On est tellement haut que l’on arrive à distinguer au loin la courbure de la terre !
Il y a deux passages en rappel à faire. C’est amusant mais aussi un peu flippant, il y a un saut d’une dizaine de mètres à faire sous un aplomb, ce qui a causé une belle frayeur à Marie ! Mais elle s’en est très bien tirée !
La suite de la descente est plus tranquille, on arrive au
campo alto lessivés. Il faut démonter les tentes et redescendre au campo baso
rapidement pour y passer la 3ème nuit bien méritée !
Le 4ème jour est tout tranquille, on sera rentré en ville dans l’après-midi et on fêté l’ascension le soir avec nos amis et les guides.
23 juillet 2009
Oasis de Huacachina : le Sahara au Pérou ?!!
Le village est minuscule, bâti autour de la lagune, et tout
est fait pour les touristes : restos de gringos bien chers, locations de
sand board à tous les coins de rue, proposition pour des tours de buggy (de
gros 4x4 sans toit très bruyants pour jouer aux montagnes russes sur les dunes
et les détruire par la même occasion…).
Bref, une journée nous a suffit pour profiter un peu des hamacs, de la piscine de l’hôtel, découvrir le désert à perte de vue du haut des dunes (à pieds pour nous) et nous amuser dans le sable. Le décor et le climat étaient agréables mais nous n’étions vraiment pas fans de l’ambiance régnant ici.
Bonne surprise, nous avons recroisé là bas par hasard le couple de Lillois que nous avions quitté 3 semaines plus tôt et avec qui nous avion gravi le Huayna Potosi ! Pour eux c’est la fin du voyage mais nous nous reverrons en France !
Le lendemain midi, nous avons donc repris un bus pour Lima,
puis de Lima un bus de nuit pour Huaraz (ça fait beaucoup de bus tout ça…). Nous
avons battu tous les records de nuisances sonores ce jour là : des klaxons
fatigués aux sonorités parfois très aigues, la télé à fond saturant le son
passant des films du type comédie musicale mexicaine (??), le joyeux bordel de
la gare routière à Lima avec ses bus manoeuvrant dans tous les sens moteur en
marche et fumée allant avec, et enfin les annonces vocales incompréhensibles à
cause de la saturation du son une fois de plus… AAAAHHHH !!!
C’est donc très contents que nous sommes arrivés à destination ! Huaraz est en effet située en plein cœur de la cordillère blanche : voir à notre réveil tous ces pics enneigés autour de nous nous a apaisé.
Nous avons retrouvé ici un couple d’anglais (Simon et Cath) que nous avions croisé plusieurs fois en Patagonie et partons ensemble demain pour un trek de 3 jours dans la cordillère, histoire de nous mettre en jambe avant de tenter ensemble un nouveau sommet enneigé. Ici, les sommets de 5 000 à plus de 6 500m grouillent donc la vue d’en haut (si on y arrive) promet !!
16 juillet 2009
El Misti : un 14 juillet à 5 822 m (pas mal pour des beaucerons !)
La principale difficulté de la grimpette, outre le froid et
l’altitude, c’est que la jeep ne peut s’approcher qu’à 3 400 m. Il faudra
donc faire 1 200 m de dénivelé le premier jour jusqu’au campo alto à
4 600 m avec les gros sacs (pas d’eau donc 5l de flotte chacun et tous le
matos de camping) et encore 1 200 dans la nuit (sans les sacs ouf !)
pour atteindre le sommet.
Réveillés, enfin on a eu du mal à fermer l’œil, à 1h30 du mat’, notre gentil guide nous apporte du maté de coca et peu de pain.C’est pas très frais que l’on ingurgite quelques forces et que l’on enfile toutes nos couches.
Jolie surprise en sortant de la tente, on voit la ville d’Arequipa toute illuminée.
La descente est beaucoup plus facile, on se laisse glisser dans des pentes ensablées très raides. Il ne nous faudra que 3h30 pour redescendre tout en bas ! Si toutes les descentes pouvaient être comme çà…
Au sommet du volcan El Misti
Au sommet du volcan El Misti (5 822 m) !!
Vidéo envoyée par leblogduperiple
Bien contents d'être arrivés au sommet et quelle vue !!!
13 juillet 2009
Cuzco : ça y est, c’est le Pérou !
Nous avons choisi comme 1ère étape Cuzco, ancienne capitale de l’empire inca. Celle-ci est un beau mélange entre les vestiges incas et l’architecture coloniale espagnole (même si ces derniers ont malheureusement détruit la plupart des sites pour leurs constructions…).
Comme nous le disions dans le dernier message, authenticité
et tradition sont moins présents qu’en Bolivie. Ici, la tenue traditionnelle
est devenue un attrape touristes : certaines femmes se postent à des
endroits stratégiques, vêtues du parfait costume traditionnel, un lama à la
main un bébé dans l’autre, et demandent de l’argent pour être prises en photo,
bof bof…On y trouve par contre toujours les succulents jus de fruits pressés sur le marché.
Nous avons retrouvé le couple d’allemands que nous avions
quitté quelques mois auparavant en Patagonie : c’est toujours bien de
revoir des têtes connues ! Nous avons ensemble goûté la spécialité du
coin : le cuy (= cochon d’inde, celui que beaucoup d’entre nous ont gagné
à la fête foraine puis câliné affectueusement…). Ici, on le bouffe !
Verdict : pas terrible du tout surtout la peau… En plus, il est servi
entier, debout, de profil ou sur le dos, sa bouche ouverte nous laissant voir
ses 2 p’tites dents…
C’est avec eux et les québécois (on ne se quitte plus !)
que nous avons découvert les ruines incas des alentours de Cuzco. Nous y sommes
allés crescendo : 20 kms à pied le 1er jour faute de grève des
transports pour découvrir 4 sites les plus proches de la ville ; puis
partage d’un microbus fou (on s’accroche, on serre les fesses et on se bouche
les oreilles : klaxon, toujours klaxon) pour visiter les superbes sites de
Pisac et Ollantaytambo ; puis, fin en apothéose : le Machu
Picchu !!!
Plus de photos dans le nouvel album « Peru ».

















































































































